Kédougou Justice : Trois Femmes Jugées en Flagrant délit pour des faits d’acte contre nature de Lesbianisme »
Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kédougou a requis des peines de cinq à dix ans d'emprisonnement contre trois femmes poursuivies pour des faits présumés d'« actes contre nature », lors de leur procès en flagrant délit tenu le jeudi 16 juillet. Selon les informations rapportées, les deux ressortissantes nigérianes et une Sénégalaise ont été interpellées par les éléments de la Brigade de recherches de la gendarmerie de Kédougou à la suite de renseignements exploités par les enquêteurs.

Depuis l’adoption de la nouvelle loi réprimant les actes qualifiés de « contre nature », plusieurs personnes font l’objet de poursuites judiciaires sur ce fondement. C’est notamment le cas de deux ressortissantes nigérianes et d’une Sénégalaise, poursuivies pour des faits présumés d’actes contre nature, selon le réquisitoire du ministère public.
D’après les éléments exposés à l’audience, l’affaire a été révélée à la suite d’une enquête menée par la Brigade de recherches. Les prévenues, identifiées sous les initiales E. V., gérante d’un bar surnommée « Happyness » par ses proches, A. C., toutes deux de nationalité nigériane, ainsi que S. B., originaire de Tambacounda, sont soupçonnées d’avoir entretenu des relations à caractère sexuel entrant dans le champ des infractions visées par la loi.
Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a indiqué que l’exploitation de leurs téléphones aurait permis de découvrir des conversations, des photographies dénudées ainsi que des vidéos à caractère sexuel, éléments versés au dossier par l’accusation. Le procureur a également soutenu que ces faits relevaient de la législation en vigueur. Au cours de son intervention, il a notamment déclaré : « Dieu a créé et béni l’union entre l’homme et la femme, et non l’union de deux personnes du même sexe. C’est une abomination. » Non, sans pour autant demander l’application stricte de la loi à leur encontre.
À l’issue des débats, le ministère public a requis l’application de la loi. Le tribunal a ensuite mis l’affaire en délibéré, la décision devant être rendue le 23 juillet, conformément au calendrier de la procédure.
Si leur culpabilité est confirmée par les juges du siège, les trois prévenues encourraient les peines prévues par la législation applicable aux faits qui leur sont reprochés. Leur culpabilité reste toutefois à établir par le tribunal, qui demeure seul compétent pour statuer sur l’affaire.
LAYE KEDOUGOU7TV.COM




