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Le 1er Vice-Président du Conseil Départemental de Kédougou Amadou Séga Keita interpelle le Pr Diomaye Faye

En réponse à vos prières de début de Ramadan et de Carême ; je profite de prime à bord pour vous souhaiter à mon tour un Ramadan de Paix, Santé et de réussite de votre mandat et je n’oublie pas votre famille à qui j’adresse mes Vœux les meilleurs.

Son Excellence
Monsieur le Président de la République
Bassirou Diomaye Diakhar Faye
En réponse à vos prières de début de Ramadan et de Carême ; je profite de
prime à bord pour vous souhaiter à mon tour un Ramadan de Paix, Santé et de
réussite de votre mandat et je n’oublie pas votre famille à qui j’adresse mes
Vœux les meilleurs.
Son Excellence ; il est de tradition républicaine au-delà de la séparation des
pouvoirs, qu’un Chef d’Etat au Sénégal reçoive des élus nationaux et des élus
locaux pour une meilleure animation du jeu démocratique et une
harmonisation des politiques publiques.
En ma qualité de juriste, j’aurais bien voulu m’appesantir sur une preuve écrite
(carton d’invitation) pour vérifier si les invitations envoyées aux élus pour un
(ndogou au Palais) mentionnent bien les titres officiels de Députés, Maires ou
Présidents de département ou bien s’il s’agit plutôt des coordonnateurs
régionaux, départementaux et communaux de votre parti politique ?
En effet, permettez-moi, Son Excellence, au regard de ce qui se dit dans les
médias et de certains qui de part et d’autres déclinent votre invitation, qu’il
s’agit bien de membres de votre parti politique.
Monsieur le Président de la République, si vos invitations sont bien envoyées
qu’aux membres de votre parti et que les invitations ne mentionnent
nullement les titres officiels de la République (Présidents de département et
maires) ; je vous prierais de bien vouloir accepter ma bonne foi en ce mois béni
de ramadan.
Toutefois, je voudrais bien partager avec vous les fondements de ma plume.
Son Excellence, Monsieur le Président de la République j’ai l’intime conviction
et foi que votre intention demeure le dialogue permanent des Institutions,
l’Unité et la Solidarité Nationale.
A la lumière de votre Vision politique et la axes prioritaires de la Stratégie
Nationale de Développement 2025 – 2029 et votre volonté de rupture tant
chantée, je vous aurais suggéré pour des raisons de commodités et de
rationalité que vous invitiez officiellement et à votre convenance
organisationnelle en audiences officielles et distinctement tous les Présidents

de départements d’une part et d’autre part tous les Maires ainsi que les
Députés.
Il y va de l’intérêt supérieur de la Nation mais surtout le « ndogou » serait
simplement un alibi pour échanger sur toutes les questions essentielles qui
intéressent la Vie de notre Nation et particulièrement les préoccupations des
populations à la base.
Son Excellence depuis deux ans, les collectivités locales vivent dans des
situations très préoccupantes et diverses. On peut noter pèle mêle le retard
notoire dans la mise en disposition des Fonds d’appui au Développement, des
Fonds d’Equipement des collectivités locales et les autres fonds institués depuis
Mathusalem et qui demeurent en stand bye.
Notre pays est un Etat Unitaire décentralisé avec des autorités déconcentrées
(Gouverneur, Préfet et sous-préfets) et des autorités décentralisées constituées
d’élus locaux (Présidents de département et Maires).
Les élus locaux ont la particularité de bénéficier d’un légal appelé le
dédoublement fonctionnel qui fait d’eux des représentants de l’Etat avec un
pouvoir de police au même titre que le Préfet et à la fois de représentant légal
et légitime des populations.
Sous ce rapport les élus locaux constituent le fer de lance du développement
durable à partir des territoires et des acteurs incontournables pour la réussite
de toutes les politiques publiques.
Son Excellence, vous comprenez mieux que notre République inspire par la
Déconcentration et expire par la Décentralisation pour maintenir sa vitalité
démocratique et politique.
Monsieur le Président de la République, tous les dix-huit millions de citoyens
souhaitent vivement obtenir ne ce reste qu’une audience avec vous soit pour
vos exposer leur situation sociale précaire soit pour vous entretenir des maux
de leurs Communautés.
Les règles démocratiques ont offert à ces citoyens mandants la possibilité de
choisir librement par le vote un ou plusieurs des leurs appelés mandataires
Présidents de département, Maires et Députés afin de s’acquitter
convenablement des obligations à eux confiées par mandat (contrat social).

Par conséquent en vertu des règles de la République et particulièrement du
Code Général des Collectivités Territoriales aucun élu n’a la liberté de refuser
une rencontre de quelque nature que ce soit avec vous.
En vertu de la Constitution, vous êtes la clé de voute des Institutions et garant
du bon fonctionnement de toutes les structures étatiques y compris des
collectivités locales.
Mieux dirai-je, vous êtes en vertu de la Constituions la Seule Autorité
compétente pour définir la Politique de la Nation et de la conduite à tenir pour
toutes les Institutions.
A la lumière de cette assertion que la rencontre soit appelée « diner » ou
« ndogou » ou « dialogue » ou quoi encore, tout élu local qui décline
volontairement l’invitation officielle trahit en même temps le mandat ou
contrat social qui le lie avec les populations puisque nul est au-dessus de la
Première Institution de la République.
Après l’élection, l’élu n’est plus soi-même ni père de famille ou membre d’une
communauté mais plutôt un Serviteur de la collectivité mandante.
Cependant comme à tout Seigneur tout honneur et tout en saluant votre
ouverture d’esprit républicain, force est de constater qu’il y a deux postulats
dont nul n’échappe et ouvrant tantôt à la liberté de répondre à l’invitation ou à
l’obligation d’y honorer.
Si l’invitation mentionne les coordonnateurs régionaux, départementaux et
communaux de votre parti, les invités en tant que partisan conservent leur
liberté totale de répondre ou décliner votre invitation.
Cependant si l’invitation mentionne les Députés, les Présidents de
département et les Maires de votre parti, ils ont l’obligation de répondre
positivement à l’invitation en vertu du mandat que leurs collectivités locales
respectives leur ont confié.
Ce dernier cas de figure pose un sérieux problème républicain puisqu’en vertu
de la Constitution, les élus locaux sont d’égale Dignité.
Sous ce rapport les autres Présidents de départements et les autres Maires qui
ne sont pas de votre parti sont royalement ignorés alors que la réussite des
politiques publiques nous interpelle tous et chaque élu est représentant légal
et légitime d’une collectivité composite de citoyens appartenant à des partis
politiques différents le vôtre y compris, la société civile et des citoyens neutres.

Voilà la principale cause de ma plume tout en vous rappelant que je ne suis
membre d’aucun parti politique depuis 2017 quand j’ai quitté le PDS.
Son Excellence, Monsieur le Président de la République vous êtes le Président
de tous les sénégalais sans distinction et vous êtes le garant du bon
fonctionnement de toutes les Institutions de la République, raison pour
laquelle je vous invite solennellement pour la rupture politique revendiquée
dont vous incarnez, pour des audiences pareilles, de ne plus faire la dichotomie
élus du parti et élus de la Nation.
Espérant une oreille attentive à mes préoccupations citoyennes veuillez agréer
Son Excellence, Monsieur le Président de la République l’assurance de ma
considération distinguée.

Amadou Séga KEITA
1 er Vice-Président
Conseil départemental de Kédougou.

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