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MGES : accusé de détournement de mobilier, l’ancien PCA Koumouna Biagui sort de son silence et apporte sa réplique

Le Président du Conseil d’administration (PCA) sortant de la Mutuelle générale des enseignants du Sénégal (MGES), Koumouna Biagui, n’a pas tardé à réagir à la suite de la publication d’un article faisant état d’accusations portées contre lui par la nouvelle équipe dirigeante, qui le soupçonne d’avoir emporté du mobilier appartenant à la mutuelle. Joint par téléphone par la rédaction de La Vitrine d’informations générales fiables, l’ancien PCA a tenu à apporter sa version des faits. Dans un entretien exclusif, il revient sur les accusations formulées à son encontre et livre sa part de vérité sur cette affaire qui suscite des réactions au sein de la MGES. Lisez in extenso sa réaction.

MGES : JE NE LAISSERAI PAS LE MENSONGE RÉÉCRIRE L’HISTOIRE

Je prends acte des déclarations de la nouvelle équipe dirigeante de la Mutuelle générale de l’Éducation du Sénégal (MGES). Je tiens toutefois à rétablir la vérité face aux accusations aussi graves qu’infondées portées contre ma personne.

L’accusation de retrait frauduleux de mobilier de bureau est un ridicule mensonge à rêver debout. Aucun mobilier n’a été retiré. Il s’agit de l’ordinateur contenant des données sensibles de la mutuelle, dont la préservation relève de la responsabilité de tout dirigeant soucieux de l’intégrité de l’institution.

L’élection s’est tenue le 22 octobre. Dès le lundi 26 octobre, les portes du bureau présidentiel étaient scellées. Où se trouve donc le refus de procéder à une passation de service lorsque l’accès même aux locaux est empêché ?

Une passation de service ne se résume pas à une cérémonie protocolaire. Elle exige un état des lieux, un inventaire, la mise à disposition des dossiers et la vérification des documents administratifs et financiers. Ces opérations ne peuvent raisonnablement se faire du jour au lendemain.

En faisant sceller les locaux avant que ces opérations puissent être normalement engagées, la nouvelle équipe a elle-même créé les conditions de l’entrave qu’elle prétend aujourd’hui me reprocher.

Le changement de signature bancaire effectué avant la passation, les dépenses engagées dans la précipitation et les décisions prises sans maîtrise apparente des dispositions statutaires et réglementaires soulèvent de sérieuses interrogations sur le professionnalisme et la responsabilité des nouveaux dirigeants.

La démocratie ne donne pas le droit de violer les règles.

Quant à l’accusation de contestation du verdict des urnes, elle constitue un autre mensonge. Je connais suffisamment les contours de cette élection et les pratiques non conventionnelles qui l’ont entourée. Mais mon honneur, ma dignité et ma respectabilité ne me permettent pas de transformer ces faits en un contentieux public. Je n’en ai ni le temps ni l’intention.

Ne pas contester une élection ne signifie nullement cautionner toutes les pratiques qui l’ont entourée.

Je rappelle que la MGES a traversé une période particulièrement difficile, marquée par un endettement de plus d’un milliard huit cents millions de francs CFA, des conventions rompues et une institution au bord de l’agonie. Nous avons travaillé à son redressement, à sa stabilisation financière et au rétablissement de ses partenariats.

Comment peut-on prétendre défendre les intérêts de la mutuelle tout en compromettant les conditions élémentaires d’une transition administrative ?

Je tiens également à attirer l’attention sur les biens, les documents sensibles conservés dans mon armoire ainsi que mes effets personnels. Ceux-ci demeurent sous la responsabilité de ceux qui ont pris le contrôle des locaux. Toute disparition, détérioration ou altération devra être assumée par ses auteurs.

Je rappelle qu’aucun dirigeant ne peut s’arroger le droit de barricader les locaux d’une institution mutualiste en dehors des procédures légales. La MGES n’est ni un butin électoral ni un instrument au service d’intérêts crypto-personnels.

Je ne confonds pas la responsabilité avec l’agitation, ni la dignité avec le bruit. Je ne cherche ni affrontement ni polémique. Je défends simplement la vérité, le respect des textes et l’intégrité d’une institution à laquelle j’ai consacré mon énergie.

La MGES appartient à ses adhérents. Elle mérite des dirigeants capables de préserver son patrimoine, de respecter ses règles et de garantir une transition conforme aux exigences de la bonne gouvernance.

Koumouna Biagui le PCA Sortant

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