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Emigration, Abdou Lahat Faye rejoint les Etats-Unis pour échapper aux tortures et corvées domestiques

Pour espérer une vie meilleure, beaucoup de jeunes préfèrent migrer vers l’eldorado. A la recherche d’un avenir incertain, où ils bravent des conditions difficiles voire périlleuses pour rejoindre l’Europe, l’Asie ou les Etats-Unis.

C’est le cas d’Abdou Lahat Faye, un élève qui, à l’époque fréquentait l’école française. Une période qui n’a pas prospéré pour lui, car il était forcé parfois d’abandonner l’école pour aller participer aux corvées domestiques organisées par le marabout de son père.  Une situation qui lui a poussé à avoir une autre vision de l’école. Selon lui, pour avoir un avenir meilleur et gagner sa vie, il eut l’idée de tenter l’émigration.

Au Sénégal, nombreux sont ceux qui choisissent d’aller vers d’autres horizons à la recherche de vie meilleure. C’est le cas d’hommes, de femmes ainsi que d’enfants qui risquent leur vie dans les eaux profondes, des côtes Ouest-Africaines, de la Méditerranée et de l’Atlantique.

Abdou Lahat Faye, en est une parfaite illustration. Habitant à Réfane, dans la région de Diourbel a décidé de fuir les tortures qu’il subissait à l’époque. Agé de Huit ans, Abdou inscrit à l’école française, sur demande de son père cessait les cours pour assister aux corvées du marabout. A cause de cela, il a perdu ses examens. Las, de cette situation il a préféré l’aventure dans des conditions extrêmement difficiles. Ne s’acquittant pas parfois des ordres donnés par les responsables de la ferme sont souvent violentés, battus.

Et ces maltraitances ont laissé des séquelles visibles sur le corps d’Abdou Lahat Faye. En Novembre 2023 plus précisément le 17, il emprunta la route du Nicaragua pour rejoindre les Etats-Unis, après 15 jours de périples, il est enfin arrivé le 04 Janvier 2024, afin d’échapper les sévices permanents dont il était victime. Pour lui, la voie terrestre empruntée avec les risques (Nicaragua) lui a couté un  montant de 9 millions.

Le voyage a duré plus d’une quinzaine de jours nous raconte Abdou. « J’ai pris le risque d’emprunter la voie terrestre pour échapper les tortures inhumaines qu’on subissait lors des corvées par les responsables de la daara ». Au-delà de cette situation périlleuse, mes amis de la même tranche d’âge subissaient les mêmes sévices.

LA REDACTION KEDOUGOU7TV.COM 

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