Kédougou/Saraya: Un entrepreneur chargé de construire un poste de santé à Moussala viré par le PUDC pour défaillance aurait vendu 50 tonnes de ciment et des matériels de Construction
La construction d’un nouveau poste de santé à Moussala, dans la commune de Bembou inscrit dans le programme du PUDC (programme d'urgence de Développement communautaire) aux arrêts depuis des années suscite des interrogations de la part des populations, surtout des jeunes qui décident de défendre pour l’aboutissement de ce joyau. Le premier magistrat de la commune de Bembou Mady Danfakha quant à lui soutenant les jeunes a commencé à entreprendre des démarches afin de contacter les responsables du PUDC.

Le Programme d’urgence de développement communautaire qui vise à contribuer à l’amélioration de l’accès des populations rurales aux services sociaux de base à travers la mise en place d’infrastructures socio-économiques suscite un tollé dans la région de Kédougou, département de Saraya arrondissement de Bembou. Selon notre confrère Kamzo Dansokho, qui a relaté sur sa page Facebook, la disparition de 50 tonnes de ciment, du fer et quelques matériels de construction serait la cause. Lesdits matériels serviraient à la construction d’un poste de santé à la frontière Sénégalo-Malienne Moussala Mahinamine. Ce programme tant attendu et apprécié par la communauté risque de s’effondrer comme une usine de cartes.
Pour prendre à bras le corps de cette inquiétude de la population, l’honorable député de Saraya, maire de la commune de Bembou Mady Danfakha joint au téléphone après avoir déploré cette situation se range derrière la décision des jeunes et compte les accompagner dans cette lutte pour que la lumière soit faite. « L’entrepreneur nous confie le parlementaire de Saraya, « m’a une fois appelé au téléphone pour me faire part du projet de construction du poste de santé de Moussala Mahinamine et depuis lors je ne l’ai jamais vu. Non sans préciser de l’affectation des terres pour la viabilisation du projet. L’entrepreneur viré, pour non-respect des clauses du contrat n’a pas trouvé meilleur que de vendre tous les matériels aux commerçants installés dans la zone. Cette vente de briques constatée par les jeunes du village, face à cette situation, s’érigent en bouclier et dénoncent avec fermeté cette dilapidation. Ils mettent également en garde toutes les personnes impliquées dans cette louche affaire de vente de matériels destinés à la construction de cet édifice sanitaire. Ces derniers alertent les autorités à mettre au clair le plus rapidement possible cette situation ambiguë avant qu’ils ne passent à la vitesse supérieure.
Nos tentatives d’entrer en contact avec les responsables du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) ont été vaines. 




