Kédougou Justice : Trois Femmes reconnues coupables de lesbianisme écopent de 5 ans de Prison ferme.
Le Tribunal de Grande Instance de Kédougou a reconnu coupables les trois femmes poursuivies pour des faits qualifiés d'« actes contre nature » liés au lesbianisme. Elles ont chacune été condamnées à cinq ans de prison ferme, assortis d'une amende de 500 000 francs CFA.

Le délibéré, initialement reporté à deux reprises, a finalement été rendu ce jeudi 30 juillet 2026. À l’annonce de la décision par le président du tribunal, de vives émotions ont gagné la salle d’audience. Des pleurs et des manifestations de compassion se sont fait entendre de la part de leurs proches et de plusieurs personnes présentes, témoignant de leur soutien aux condamnées.
Selon les informations rapportées, les deux ressortissantes nigérianes et une Sénégalaise ont été interpellées par les éléments de la Brigade de recherches de la gendarmerie de Kédougou à la suite de renseignements exploités par les enquêteurs. Et ces enquêtes ont abouti à leurs interpellations. Depuis l’adoption de la nouvelle loi réprimant les actes qualifiés de « contre nature », plusieurs personnes font l’objet de poursuites judiciaires sur ce fondement. C’est notamment le cas de deux ressortissantes nigérianes et d’une Sénégalaise, poursuivies pour des faits présumés d’actes contre nature, selon le réquisitoire du ministère public.
D’après les éléments exposés à l’audience, l’affaire a été révélée à la suite d’une enquête menée par la Brigade de recherches. Les prévenues, identifiées sous les initiales E. V., gérante d’un bar surnommée « Happyness » par ses proches, A. C., toutes deux de nationalité nigériane, ainsi que S. B., originaire de Tambacounda, sont soupçonnées d’avoir entretenu des relations à caractère sexuel entrant dans le champ des infractions visées par la loi.
Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a indiqué que l’exploitation de leurs téléphones a permis de découvrir des conversations, des photographies dénudées ainsi que des vidéos à caractère sexuel, éléments versés au dossier par l’accusation. Le maitre des poursuites a également soutenu que ces faits relevaient de la législation en vigueur.
À l’issue des débats, le ministère public a requis l’application de la loi. Cette affaire d’acte contre nature n’a pas encore connu son épilogue. Selon nos informations, d’autres auditions ont été menées, laissant planer le suspense sur les suites de la procédure.




